Médiation sociale et culturelle

 

Animation.jpegLe poste de médiation sociale et culturelle au sein de l’association Amitiés Tsiganes répond à certaines missions, à la fois d’un médiateur socioculturel mais également à celles d’un agent de développement local. Il fait partie, de ce qu’on appelle communément à Amitiés Tsiganes des postes transversaux. Cela signifie que son rayonnement est départemental et qu’il est indispensable de   travailler avec l’ensemble des professionnels et bénévoles présents au sein de l’association.

L’un des objectifs de ce poste est de pouvoir favoriser au mieux l’insertion des familles sur leur bassin de vie. Chacun doit pouvoir avoir accès aux différents équipements et services courants d’un territoire. Pour ce faire, différentes actions sont proposées aussi bien   à titre individuel que collectif. Le lien avec les travailleurs sociaux référents de chaque secteur est fait avant chaque proposition car ils ont une connaissance plus fine et plus précise de leur lieu d’intervention et me permettent de faciliter le partenariat local. Les   interventions sont adaptées aux souhaits et aux besoins des familles tout en étant en concertation avec les collègues sur le bienfondé de celles-ci.

Nous souhaitons faire découvrir aux familles les acteurs locaux ainsi que les différentes ressources proposées sur ce même territoire  qui peuvent améliorer leur quotidien et leur permettre de s’approprier un lieu de vie (comme par exemple un parc d’agrément à proximité, une aire de jeux, une médiathèque…). Il peut arriver aussi que des priorités soient conseillées par des collectivités ou   partenaires, afin de pouvoir répondre majoritairement à différentes difficultés constatées par ceux-ci.  

 Le médiateur social et culturel a également la charge de proposer des temps de loisirs et de divertissements aux familles. Ceux-ci doivent permettre au plus grand nombre de pouvoir bénéficier d’un temps de respiration dans un quotidien souvent compliqué. Ces temps sont aussi l’occasion de lutter contre l’isolement dans lequel certaines personnes sont enfermées. Il est régulièrement proposé des ateliers avec différents modes d’expression et cela peut passer par l’écriture, la peinture ou, entre autres, le jeu. Bien entendu, lors de ces temps, différentes notions et valeurs sont abordées sans qu’elles soient pour autant formalisées mais qui permettent d’agir sur le bien vivre ensemble. Des activités extérieures sont également proposées, et dans ce cas, elles sont coconstruites avec les participants et avec le référent social de secteur. D’autre part, pour permettre aux familles de mieux vivre sur leur territoire, il est indispensable pour l’association, de promouvoir la culture tsigane qui souvent interroge et dérange. Nous nous devons de démystifier ce mode de vie et ainsi, au quotidien, lutter auprès du grand public mais également auprès de différents professionnels ou élus contre toutes formes de discrimination et de représentations quelques fois folkloriques. Pour ce faire, nous sommes amenés à organiser des actions culturelles et/ou des évènements festifs afin diversifier le public à sensibiliser et pouvoir faire passer des messages sous différentes formes. Il est également important de mettre en valeur l’association et bien entendu l’ensemble des professionnels qui la compose et qui travaillent au quotidien avec les familles. La connaissance passe par les acteurs de terrain.